NadirDendoune avec sa mère Messaouda à L'Île-Saint-Denis, au nord de Paris, A 8.848 mètres, ce fils d'ouvrier algérien qui a grandi à la cité Maurice-Thorez, entouré de l'amour de ses
EntréeMarville (Saint-Denis) Lignes 150 / 250 / 252 : arrêt "Cité Floréal" Entrée Moulin-Neuf (Stains) Ligne 153 : arrêt "Moulin neuf" Entrée de la Cerisaie (Stains) Ligne 250 : arrêt "Avenue de Stalingrad N 215" Ligne 11 (CIF) : arrêt "Limite des départements" Entrée des Maraîchers (Garges 95) Lignes 11 / 250 : arrêt "Limite des
RégionIle-de-France; Open data iledefrance ; Patrimoines et Inventaire Ile-de-France; Plan du site; Aide; Mentions légales ; Politique de confidentalité; Connexion ={0} - Retour à l'accueil. Tout Dossiers Illustrations Carte. Île-de-France Seine-Saint-Denis Romainville. Cité Maurice Thorez. Plaque de l'O.P.H.L.M. cités de Romainville. Fiche. Télécharger; Voir. cités de Romainville
Dela cité Thorez à l'Everest, "L'Ascension" de Nadir Dendoune au cinéma. Nadir Dendoune avec sa mère Messaouda à L'Île-Saint-Denis, au nord de Paris, le 11 janvier 2017, tenant le carton qu
Macité Maurice Thorez. Fil info. Jeux méditerranéens 2022 : 6000 athlètes ont rendez-vous à Oran le 22 juin . Halilhodzic dévoile sa liste des joueurs pour les qualifications à la CAN 2023. Ile-Saint-Denis / Législatives : Madioula Aïdara-Diaby défie Eric Coquerel. Tunisie. Une situation économique qualifiée de « désastreuse » par le FMI. Les maux de la société tunisienne sur
Créditphoto de couverture : Jean-Bernard Vialles, Région Île-de-France, Département de la Seine-Saint-Denis, ADAGP, 2009 et Mé morial de la Shoah, CDJC. EXPOSITION DU 25 SEPTEMBRE 2012 AU 29 MARS 2013 AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES 18, avenue Salvador Allende - Bobigny DES NOMS SUR DES MURS LES GRAFFITI DU CAMP DE
C9R6ji. Venir en transports en commun RER Ligne B arrêt "La Courneuve - Aubervilliers", puis bus ligne 249 Ligne D arrêt "Saint-Denis", puis Tram T1 Tram Ligne 1 arrêt "La Courneuve 6 routes" Ligne 11 arrêt "Dugny - La Courneuve", puis bus 249 Ligne 11 arrêt "Stains - La Cerisaie" Autobus Entrée des Marronniers La CourneuveLigne 249 arrêt "Cimetière" ou "Centre des Essences"Ligne 143 arrêt "Jean Mermoz - Henri Barbusse" Entrée Montjoie / Centre équestre La CourneuveLignes 150 / 250 arrêt "Parc des Sports"Ligne 143 arrêt "La Courneuve 6 routes" Entrée Marville Saint-DenisLignes 150 / 250 / 252 arrêt "Cité Floréal" Entrée Moulin-Neuf StainsLigne 153 arrêt "Moulin neuf" Entrée de la Cerisaie Stains Ligne 250 arrêt "Avenue de Stalingrad N 215"Ligne 11 CIF arrêt "Limite des départements" Entrée des Maraîchers Garges 95Lignes 11 / 250 arrêt "Limite des départements"Ligne 333 arrêt "Gare de l’Argentière" Entrée des Poiriers DugnyLigne 249 arrêt "Cité du Moulin" Entrée Maurice Thorez Dugny Lignes 133 / 249 arrêt Albert Chardavoine » Entrée de la Comète Dugny Aire des VentsLigne 133 arrêt "La Comète" Entrée Tapis Vert La Courneuve/ DugnyLigne 249 arrêt "Centre des essences" Venir en voiture Autoroute A1 en direction de Paris sortie N°5 Drancy - Le Bourget, en direction de Lille sortie N°4 - Stains Autoroute A3 en direction de Lille sortie - Bobigny, puis A 86 sortie La Courneuve / Saint-Denis centre Autoroute A86 en direction de Nanterre sortie - La Courneuve / Saint-Denis centre Venir en vélo Vous trouverez des parkings à vélos dans le parc, près des buvettes.
Voir Rue Maurice Thorez, Saint-Denis, sur le plan Itinéraires vers Rue Maurice Thorez à Saint-Denis en empruntant les transports en commun Les lignes de transport suivantes ont des itinéraires qui passent près de Rue Maurice Thorez Comment se rendre à Rue Maurice Thorez en Bus? Cliquez sur la ligne de Bus pour connaitre les directions étape par étape avec des plans, heures d’arrivée et horaires mis à jour De AXA Technology Services, Puteaux 78 min De Le Zénith, Paris 57 min De Hôtel National Des Invalides – Musée de L'Armée, Paris 80 min De Parc Des Buttes-Chaumont, Paris 68 min De Weber Shandwick, Clichy 37 min De McCann Paris, Clichy 35 min De Université Paris Descartes - Paris 5, Paris 64 min De Smartbox France, Courbevoie 76 min De Moutarde Street, Puteaux 82 min De Le Bosquet, Paris 73 min Comment se rendre à Rue Maurice Thorez en Métro? Cliquez sur la ligne de Métro pour connaitre les directions étape par étape avec des plans, heures d’arrivée et horaires mis à jour De AXA Technology Services, Puteaux 67 min De Le Zénith, Paris 69 min De Hôtel National Des Invalides – Musée de L'Armée, Paris 53 min De Parc Des Buttes-Chaumont, Paris 58 min De Weber Shandwick, Clichy 48 min De McCann Paris, Clichy 49 min De Université Paris Descartes - Paris 5, Paris 57 min De Smartbox France, Courbevoie 74 min De Moutarde Street, Puteaux 64 min De Le Bosquet, Paris 51 min Stations de Tram proches de Rue Maurice Thorez à Saint-Denis Nom de la station Distance Delaunay - Belleville 4 min de marche VOIR Stations de Bus proches de Rue Maurice Thorez à Saint-Denis Nom de la station Distance Delaunay - Belleville 4 min de marche VOIR Marché de Saint-Denis - Tramway 5 min de marche VOIR Marché de Saint-Denis 7 min de marche VOIR Roger Semât 7 min de marche VOIR Guynemer 12 min de marche VOIR Lignes de bus Bus vers Rue Maurice Thorez à Saint-Denis Nom de la ligne Direction 356 Marché Des Mortefontaines VOIR T5 Marché de Saint-Denis VOIR N44 Gare de L'Est VOIR 255 Mairie VOIR CAMT1 Les Courtilles VOIR 11 Victor Basch VOIR 168 Saint-Denis - Université VOIR 256 Gare D'Enghien-Les-Bains VOIR Questions & Réponses Quelles sont les stations les plus proches pour aller à Rue Maurice Thorez ? Les stations les plus proches de Rue Maurice Thorez sont Delaunay - Belleville est à 206 mètres soit 4 min de marche. Marché de Saint-Denis - Tramway est à 371 mètres soit 5 min de marche. Marché de Saint-Denis est à 467 mètres soit 7 min de marche. Roger Semât est à 510 mètres soit 7 min de marche. Guynemer est à 930 mètres soit 12 min de marche. Plus de détails Quelles sont les lignes de Train qui s'arrêtent près de Rue Maurice Thorez? Ces lignes de Train s'arrêtent près de Rue Maurice Thorez H. Plus de détails Quelles sont les lignes de Métro qui s'arrêtent près de Rue Maurice Thorez? Ces lignes de Métro s'arrêtent près de Rue Maurice Thorez 13. Plus de détails Quelles sont les lignes de Bus qui s'arrêtent près de Rue Maurice Thorez? Ces lignes de Bus s'arrêtent près de Rue Maurice Thorez 153, 170, 255, 274, CAMT1. Plus de détails Quelles sont les lignes de Tram qui s'arrêtent près de Rue Maurice Thorez? Ces lignes de Tram s'arrêtent près de Rue Maurice Thorez T8. Plus de détails À quelle heure est le premier Tram à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis ? Le T8 est le premier Tram qui va à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis. Il s'arrête à proximité à 0545. Plus de détails Quelle est l'heure du dernier Tram à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis ? Le T5 est le dernier Tram qui va à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis. Il s'arrête à proximité à 0053. Plus de détails À quelle heure est le premier Bus à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis ? Le N44 est le premier Bus qui va à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis. Il s'arrête à proximité à 0303. Plus de détails Quelle est l'heure du dernier Bus à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis ? Le N44 est le dernier Bus qui va à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis. Il s'arrête à proximité à 0324. Plus de détails De combien est le ticket de Métro vers Rue Maurice Thorez? Le ticket de Métro vers Rue Maurice Thorez est de € De combien est le ticket de undefined vers Rue Maurice Thorez? Le ticket de undefined vers Rue Maurice Thorez est de € De combien est le ticket de Bus vers Rue Maurice Thorez? Le ticket de Bus vers Rue Maurice Thorez est de € Voir Rue Maurice Thorez, Saint-Denis, sur le plan Transports en commun vers Rue Maurice Thorez à Saint-Denis Vous vous demandez comment vous rendre à Rue Maurice Thorez à Saint-Denis, France? Moovit vous aide à trouver le meilleur moyen pour vous rendre à Rue Maurice Thorez avec des instructions étape par étape à partir de la station de transport en commun la plus proche. Moovit fournit des cartes gratuites et des instructions en direct pour vous aider à vous déplacer dans votre ville. Consultez les horaires, les itinéraires, les emploi du temps, et découvrez combien de temps faut-il pour se rendre à Rue Maurice Thorez en temps réel. Vous cherchez l'arrêt ou la station la plus proche de Rue Maurice Thorez? Consultez cette liste d'arrêts les plus proches de votre destination Delaunay - Belleville; Marché de Saint-Denis - Tramway; Marché de Saint-Denis; Roger Semât; Guynemer. Vous pouvez vous rendre à Rue Maurice Thorez par Métro, Bus, Train ou Tram. Ce sont les lignes et les itinéraires qui ont des arrêts à proximité - Train H Métro 13 Bus 153, 170, 255, 274, CAMT1 Tram T8 Vous souhaitez savoir s'il y a un autre trajet qui vous y amène plus tôt? Moovit vous aide à trouver des itinéraires ou des horaires alternatifs. Recevez des directions depuis et vers Rue Maurice Thorez facilement à partir de l'application Moovit ou du site Internet. Nous rendons l'accès à Rue Maurice Thorez plus facile, c'est pourquoi plus de 930 millions d'utilisateurs, y compris les utilisateurs de Saint-Denis, ont choisi Moovit comme la meilleure application de transports en commun. Vous n'avez plus besoin de télécharger des applications pour les bus et/ou pour les trains, Moovit est votre application de transport tout-en-un qui vous aide à trouver les meilleurs horaires de bus et de trains disponibles. Pour obtenir des informations sur les tarifs des Métro, Bus, Train et Tram des trajets vers la Rue Maurice Thorez, veuillez consulter l'application Moovit. Rue Maurice Thorez, Saint-Denis Lignes de transport en commun dont les stations sont les plus proches de Rue Maurice Thorez à Saint-Denis Lignes de Bus ayant des stations proches de Rue Maurice Thorez à Saint-Denis Dernière mise à jour le 15 août 2022
Il arrive dans ce café de Saint-Ouen où il nous a donné rendez-vous, volubile, direct. Défendre son dernier livre Nos rêves de pauvres lui tient à cœur, c'est visible. Après tout, c'est normal, n'y raconte-t-il pas son père, Mohand Dendoune, immigré kabyle, père courage venu à l'âge de 22 ans à Paris dans les années 50, lui le berger de Kabylie ? N'y rend-il pas hommage à sa mère, Messaouda Dendoune, mère vaillance qui a élevé 7 filles et 2 garçons, en pauvreté mais dignité, d'abord dans un bidonville, puis à la cité Maurice-Thorez de l'Île-Saint-Denis ? Ne rend-il pas ainsi honneur à ces immigrés » exilés, qui ont en silence construit aussi la France, ces chibanis désormais oubliés, dont les enfants, à l'instar de Nadir Dendoune, veulent désormais dire l'histoire. La rétablir. Son nouveau livre, Nos rêves de pauvres, après les précédents Journal de guerre d'un pacifiste, puis Lettre ouverte à un fils d'immigré, et Un tocard sur le toit du monde, est un recueil de chroniques qu'il a publiées régulièrement, tous les mardis, dans le journal qui l'emploie, Le Courrier de l'Atlas. Dans ce recueil, il y a d'abord les mots, maudits puis désirés. Les mots dits, ceux sur lesquels il butait enfant, un bégaiement qu'il a surmonté en combat solitaire. Une bagarre qu'il a continuée avec les mots écrits, quand sa professeure de français lui a dit, adolescent, que ce qu'il écrivait n'était pas de la littérature ». Il n'y a que maintenant que je me dis que je sais peut-être un peu écrire », glisse-t-il légèrement dans la conversation. Désormais, il cite Virginie Despentes, Camus, Romain Gary, Kundera, Albert Cohen, et adore » Guy de Maupassant. Surtout, il revendique le mot d'Annie Ernaux qui dit écrire pour venger les siens ». Lire m'a sauvé. J'avais un mal-être, plus jeune. Lire m'a permis de dépasser cela. J'étais en rage, maintenant je suis en colère. Mais, être en colère, c'est bien, c'est constructif, c'est être vivant. » Effectivement, Nadir Dendoune sait écrire, en musicalité. J'écris avec mon oreille », affirme-t-il. Dans Nos rêves de pauvres, il met en musique son enfance, entre le vide des hauteurs bétonnées et Paris, si loin et si proche. Mais attention, pas les cités horrifiques des faits divers. Les vraies, celles où vivent entre eux ceux qu'il appelle les petits, les pauvres ». Dans la cité Maurice-Thorez, on vivait entre prolétaires, on achetait le dimanche le journal L'Humanité, parce que c'était l'un des rares journaux à parler de la classe ouvrière », écrit-il. C'est là , à déchiffrer sur le balcon familial les longs articles, que Nadir y forge une conscience de classe, même si le mot semble désormais dépassé, mais le mot seulement. Il raconte la pauvreté, mais pas la misère, celle qui l'a tellement marqué que même maintenant il se refuse à toute dépense que ses parents ne se seraient pas autorisés, comme si, finalement, on restait pauvre toute sa vie ». Je m'interdis d'avoir une vie de riche. Parfois, je gagne en une fois deux, trois fois le salaire de mon père, cela me fait bizarre », constate-t-il. On l'observe ainsi qui débarrasse spontanément les tasses vides de café pour les rendre au serveur derrière son comptoir, surpris par le geste, je n'aime pas être servi, en cela je suis un ancien pauvre », s'amuse-t-il. Dans la cité où il grandit, à l'époque, il n'y avait pas de Noirs, pas de Beurs […], pas de musulmans ou de juifs on était tous des enfants de pauvres », écrit-il. Il dit surtout qu'au final la cité n'a pas été une malédiction sociale, bien au contraire Je comprends enfin la chance d'être banlieusard. » Cette fierté, il tente de la transmettre à ces élèves qu'il rencontre régulièrement Ce qui fait mal au cœur c'est que ce que je vivais il y a 30 ans, les gamins le vivent encore, voire en pire. On croit que le théâtre, ce n'est pas pour nous, que chef d'orchestre, écrivain, ce n'est pas pour nous. Quand je leur demande s'ils ont confiance en eux, ils disent tous que non. Pourtant, c'est fondamental. Il faut travailler sur l'estime de soi. Je dis aux gosses Tu as le droit d'écrire, de faire de l'alpinisme. C'est quand j'ai fait une école de journalisme renommée que j'ai compris que naître de l'autre côté du périphérique marque. J'avais un complexe de culture alors j'ai lu. Mais j'avais appris, moi, la vie sur le terrain, pas que dans les livres. C'est ce que je dis aux gamins de leur handicap, ils peuvent faire une force. Il faut juste se décomplexer, vaincre ses blocages internes », analyse-t-il. Cette estime, il a pu l'acquérir, quant à lui, grâce à Salah Ouarti, animateur de quartier ultra diplômé, citant Nietzsche et Foucault, mais qui avait pourtant choisi de s'occuper des gamins de la cité. La salle de quartier a été essentielle dans mon parcours. Salah avait compris la question essentielle de la géographie. Il savait qu'il fallait une salle dans notre cité, car l'emprise des tours est forte, c'est comme un aimant, on ne sort pas du quartier. » Autre mise en musique par les mots, ceux dédiés à son 93 de naissance, celui-là même à qui il a rendu hommage une fois atteint le sommet de l'Everest. Je suis un banlieusard, et pas de n'importe quelle banlieue, du département le plus pauvre de France ; c'est pourquoi je l'aime autant. J'ai mis le cœur 93 au sommet. J'étais à 6 000 mètres, j'ai alors pris un carton, ai vaguement découpé un cœur et ai inscrit 93. » Ce détail sera repris dans le film L'Ascension. À travers ces chroniques, on devine aussi une partition de voyages, en Australie d'abord, où il s'envolera à l'âge de 20 ans après avoir vu un documentaire sur ce pays des possibles. J'ai vécu à Sydney jusqu'à 29 ans. C'est la terre d'immigration par excellence. Tout le monde venait de partout. Là -bas, j'étais un homme blanc, j'étais un Occidental. J'ai trois passeports français, algérien, australien. Je me sens citoyen du monde, même si cela sonne cliché », s'amuse-t-il. Il fera le tour de ce pays continent à vélo, avant de faire le tour du monde à vélo, pour la cause de la lutte contre le sida. Autre tempo dans ce livre, celui de la France telle qu'elle est. Il y a une multitude de Français ; être français, c'est vivre ici, simplement. Ceux qui pensent que l'identité d'un pays est figée ont la mémoire courte. Tout bouge, il suffit de regarder l'histoire. Ma famille, la famille Dendoune, est une famille française comme une autre », note-t-il simplement. Et ne lui parlez surtout pas de beur », un mot qu'il déteste. Plus encore, dans ses multiples chroniques consacrées à la Seine-Saint-Denis, pas une fois il n'aborde la question de la religion. La remarque semble presque le surprendre Dans la ville où j'ai grandi et vis encore, la religion est un non-problème ; c'est dans la sphère privée. Ce n'est pas un sujet. Mais c'est étrange, car on en parle partout, à croire qu'on crée le sujet. » En mots brefs et nets, il articule aussi une loi presque sociale Moins la France nous aime, plus nous nous rapprochons de nos racines, c'est mécanique. » Enfin, se fait entendre la douce symphonie écrite en chroniques subtiles pour ses parents. Leurs photos superbes illustrent d'ailleurs la couverture. J'ai tout fait par amour j'ai lu par amour d'une femme, je suis devenu journaliste pour elle aussi. Mais tout a commencé avec l'amour de mes parents. Ma force vient de leur regard bienveillant. Même si j'ai fait le tour du monde à vélo, ai gravi l'Everest, je ne l'ai fait que pour ce regard qu'on a eu sur moi. Quand je fais quelque chose, il faut que les miens soient fiers de moi, sinon cela me dérange. Le but de ce livre est de raconter la vie comme elle est. Mais surtout de rendre hommage à mes parents. Il faut être fier de ses parents. C'est la base pour se construire. Ces gamins que je rencontre, je leur dis cela. Je n'ai rien fait seul, on ne fait rien seul. Je suis une réussite collective. » Mais désormais, après autant de dépassements, physique, social, culturel, dépassement de frontières ou de mots bloqués, Nadir Dendoune conclut Il a fallu que je fasse des trucs extraordinaires pour devenir normal. Quand j'ai fini l'Everest, c'est comme si c'était une fin de boucle. Je me suis rendu compte que le vrai Everest est d'être heureux dans la vie. Moi, tous les matins je vais boire un café chez ma mère et si ce n'est pas cela être riche. »* Salon du livre de Paris retrouvez Nadir Dendoune le 26 mars 2017 de 14 heures à 17 heures au stand Pocket pour dédicacer son livre Un tocard sur le toit du monde », actuellement adapté au cinéma sous le titre L'Ascension ».
Sur nos réseaux sociaux Dansnosquartiers Dugny 08 novembre 2021 RT QuentinGesell ‍♀️‍♂️J-13 avant la 21ème Course des 3 Côtes de Dugny. Déjà plus de 200 participants inscrits, pourquoi pas vous ?… Retweet Like 11 octobre 2021 RT QuentinGesell Le cancer du sein, tous concernés ! Le Mammobus sera à Dugny le 20 octobre pour sensibiliser et réaliser gratuitement… Retweet Like 26 août 2021 Peint À La Main et SSDhabitat se sont unis pour faire de la seinesaintdenis une référence en matière de street-art. A Dugny, c’est le duo d’... Retweet Like 08 février 2021 Situés à Dugny et à La_Courneuve, ces deux lieux accueilleront le Village des médias et les épreuves de tir sportif avant de faire place à un... Retweet Like 07 décembre 2020 Améliorer le cadre de vie des aux côtés des partenaires visite de diagnostic ce matin à Thorez / Langevin, Moulin / ... Retweet Like 25 juillet 2020 RT StephanTroussel Visite des locaux totalement rénovés et agrandis de l’agence de Dugny de SSDhabitat permettant de meilleures conditi… Retweet Like 25 juillet 2020 RT StephanTroussel À Dugny avec zainabSaidAnzum et FaouzyG pour rencontrer les locataires et les bénévoles de l’association Langevin a… Retweet Like 18 septembre 2019 RT StephanTroussel Avec les locataires de la cité Langevin à Dugny aux côtés des équipes de SSDhabitat dans le projet Ma c… Retweet Like 14 juin 2019 Vous n’avez pas encore posté votre photo 93monamour? Il vous reste jusqu'à dimanche pour participer à notre concours photo et tenter de... 27 mars 2019 DansNosQuartiers Dugny JeudiDuSavoir Dernière rencontre/petit-déjeuner des JeudisDuSavoir entre locataires et bailleur jeudi prochain 4 avril... 04 mars 2019 DansNosQuartiers Dugny JeudiDuSavoir Nouvelle rencontre/petit-déjeuner des JeudisDuSavoir entre locataires et bailleur ce jeudi 7 mars entre 9h... 09 février 2019 RT StephanTroussel À Dugny avec Faouzy Guellil et Janine Lopez conseillers municipaux, pour faire le point sur le chantier de réhabilita… Retweet Like 04 février 2019 DansNosQuartiers Dugny JeudiDuSavoir Nouvelle rencontre/petit-déjeuner des JeudisDuSavoir entre locataires et bailleur ce jeudi 7 février entre... 03 décembre 2018 DansNosQuartiers Dugny JeudiDuSavoir Nouvelle rencontre/petit-déjeuner des JeudisDuSavoir entre locataires et bailleur ce jeudi 6 décembre... 05 novembre 2018 DansNosQuartiers Dugny JeudiDuSavoir Nouvelle rencontre/petit-déjeuner des JeudisDuSavoir entre locataires et bailleur ce jeudi 8 novembre...
En 2008, Nadir Dendoune, qui a déjà fait le tour du monde à vélo, part à la conquête de l'Everest. Pour "casser les barrières sociales", explique-t-il. NADIR DENDOUNE/SDP Nadir Dendoune, 44 ans, est le premier arrivé. Journaliste engagé, il n'est pas du genre à transiger avec ses idées. Son moment de gloire, c'est cette montée de l'Everest, en 2008, alors qu'il n'avait aucune expérience, devenue un film promis à un gros succès L'Ascension, de Ludovic Bernard. Ahmed Sylla, 26 ans, son double à l'écran, qui vient de le rejoindre dans un chalet éphémère installé au pied d'un palace parisien, a l'enthousiasme et l'optimisme qui font défaut à Nadir Dendoune. Mais ces deux modèles de réussite issus des "quartiers" se rejoignent sur l'essentiel les valeurs positives et fédératrices véhiculées par le film et qu'ils prônent tous les jours de leur vie. Chacun à sa manière. Nadir, vous vous êtes lancé dans cette aventure pour votre mère. Mais, au cinéma, la motivation du personnage repose sur un défi amoureux. Cela ne vous dérange pas? Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement Nadir Dendoune Pas du tout, car l'idée vient de moi. On voulait apporter une universalité à cette histoire. Quand on parle des habitants des quartiers populaires, on nous fait croire qu'ils sont incapables d'aimer. L'idée était d'éviter les clichés qu'on nous ressert chaque fois. Ahmed Sylla C'est pourquoi je suis tout de suite tombé amoureux du projet. Ce film correspond à ce que je cherche à transmettre dans mes one-man-show rassembler. En l'occurrence à travers une success story. Ça fait du bien. N. D. C'est une bonne idée d'avoir transposé l'histoire dans la cité des 4000, à La Courneuve, devenue emblématique depuis que Nicolas Sarkozy avait promis de la "nettoyer au Kärcher". Elle est loin de cette image négative qu'il vendait. Moi, je viens de la cité Maurice-Thorez, à L'Ile-Saint-Denis [Seine-Saint-Denis]. Ma mère, tu peux lui acheter un chalet à Chamonix, elle ne bougera jamais de sa cité. Les jeunes l'aident à porter ses courses, elle laisse sa porte ouverte. Notre quartier est une grande famille. Et ça, on le montre rarement. A. S. C'est vrai. Moi, je viens de la cité des Dervallières, à Nantes [Loire-Atlantique]. C'est un quartier dit sensible, avec son lot de délinquants et de gens qui s'en détournent. C'est là -bas que je suis devenu ce que je suis. Pour autant, je ne veux pas être un étendard, genre "le jeune de quartier qui a réussi". Je suis un mec qui travaille et qui a envie de bien faire. Je n'ai jamais eu à me plaindre. J'ai même été dans des écoles privées catholiques grâce à ma mère, qui s'est tuée à la tâche. Depuis vingt-six ans que je la connais, je ne l'ai jamais vue s'arrêter de travailler. Elle a monté des magasins de produits exotiques, maintenant elle tient un restaurant africain... Dans la vie comme sur scène, j'essaie au maximum de rester moi-même et de véhiculer les valeurs que m'ont inculquées mes parents. Les jeunes sont désormais au fait de ce qui se passe. Ils savent ce qu'ils veulent. Si je les inspire, tant mieux. Mais je ne veux pas avoir la prétention de dire que je suis un exemple. Quand un gamin me dit, après un spectacle "J'ai envie de faire du théâtre", cette phrase suffit à mon bonheur. N. D. A mon époque, les jeunes ne pensaient pas trop au théâtre ou au cinéma. C'est dur de se construire quand il n'y a pas de modèle à côté. Près de chez moi, il n'y avait pas de journaliste, de chercheur ou d'acteur. On nous voyait au mieux comme footballeur ou rappeur. C'est pour cela que j'ai choisi de gravir l'Everest aller là où on ne nous attend pas, casser les barrières sociales. A. S. C'est très courageux. Moi, je défends mes valeurs plus modestement sur scène. Et je refuse de faire des sketchs clivants. Je cherche à rassembler, pas à diviser. N. D. Ton sketch sur les tirailleurs sénégalais m'a ému aux larmes. A. S. Tous ces tirailleurs représentent mon grand-père, et j'évoque la façon dont on les a mis sur la touche au moment de la victoire. Le fameux "blanchiment des troupes". Malgré cela, ils n'ont jamais eu la haine de la France. Cela m'a toujours interpellé. Ils n'ont jamais été en colère, mais ils étaient tristes. Juste tristes. N. D. C'est vrai que nos grands-parents sont moins en colère que nous... A. S. ... que toi! Moi, je ne suis pas en colère! N. D. Question d'âge! C'est comme si la colère avait sauté une ou deux générations. Je pense que c'est à cause de ces non-dits qui créent un ressentiment, un malaise. Mes parents ne m'ont jamais dit de mal de la France. Pourtant, ils ont connu la colonisation. Ma mère, qui a grandi dans un village sans eau ni électricité, est analphabète... Ils ont eu huit enfants. Ils ont été exemplaires. On vous sentait déjà très énervé dans votre livre [Un tocard sur le toit du monde, éd. Jean-Claude Lattès] qui a inspiré le scénario. L'êtes-vous encore? N. D. Oui et c'est normal. Je ne sais pas si c'est dû au fait que j'habite encore à côté de la cité où vit ma mère, mais c'est toujours plus dur de grandir là qu'à Neuilly ou dans le XVIe arrondissement de Paris. J'y suis arrivé parce que j'ai fait de belles rencontres un éducateur, une femme dont j'étais amoureux... Mais on a beau être dans le pays des droits de l'homme, je n'ai pas le sentiment qu'on soit dans une société égalitaire. Je ne veux pas qu'on se serve de moi pour jeter l'opprobre sur les autres et masquer les difficultés sociales. Je ne serai pas l'Arabe qui cache la forêt. A. S. C'est bien que le scénario ait positivé ton discours. Dans le contexte actuel, on a besoin de ce style de film qui donne la banane, qui permet de respirer. Ce que raconte L'Ascension, c'est que chacun a un Everest à gravir. On a tous un but en tête, à nous d'y parvenir grâce à des rencontres, comme toi, et à notre ténacité. Jean-Pierre Bigard m'a ouvert les portes du Palais des glaces alors que je n'avais pas la notoriété que j'ai la chance d'avoir aujourd'hui. Il a cru en moi, je lui en suis reconnaissant, comme à Laurent Ruquier d'ailleurs, qui m'a permis de m'exprimer artistiquement. Sans leur coup de pouce, je n'en serais pas là . Souvenir inoubliable pour les acteurs Nicolas Wanczycki à g. et Ahmed Sylla dans l'Himalaya, ils ont dû monter jusqu'à 5364 mètres d'altitude!MARS FILMS/SDPOn sent une différence d'approche entre vous. Il y a Nadir le pessimiste et Ahmed l'optimiste... A. S. On peut être en colère derrière un sourire. Etre optimiste, c'est aussi être plus attentif au débat. Et l'humour permet d'en dire encore plus. C'est pour cela que je suis sur scène. Je n'ai pas envie de faire de politique, de militer, d'imposer des idées. Ce que j'ai envie de défendre, je l'exprime dans mes spectacles ou dans un film comme L'Ascension. N. D. Etre politisé, ce n'est pas forcément faire de la politique. C'est agir comme toi, oui, ou comme moi, en se lançant dans un tour du monde à vélo pour soutenir la lutte contre le sida [périple effectué en 1993], ou en écrivant des livres. J'ai grandi en regardant des émissions comme Droit de réponse, où les gars débattaient sans langue de bois. J'ai vécu dans une cité où il y avait une salle de quartier dans laquelle on pouvait confronter nos idées toute la nuit... Aujourd'hui, le débat est aseptisé. On est dans le pays qui a inventé la liberté d'expression, et c'est comme si on ne pouvait plus s'en servir. Or il n'y a rien de pire qu'une parole frustrée. On sait vers quoi elle se dirige dans les urnes. C'est pourquoi, lors de mes interventions dans les écoles ou dans les centres pénitentiaires, j'incite à débattre, et même à se battre, mais avec des mots. Parce qu'on leur donne quoi, aux gamins qui arrivent? A force de pointer ce qui va mal, on détruit leurs espoirs, alors qu'il faut encourager l'estime de soi. Et ils ne sont pas aidés par les médias et le cinéma, qui, pour satisfaire un public avide de situations anxiogènes, renvoient une image négative. A. S Si on avait alterné des films dramatiques avec de belles histoires comme L'Ascension, le regard du public serait différent. N. D. Le gars qui n'a jamais vu de Noir ou d'Arabe de sa vie, qui n'a jamais mis les pieds dans une cité, c'est normal qu'il ait peur! T'as vu ce qu'on lui vend tous les jours? Alors qu'on vit très normalement, dans les quartiers. On se lève pour aller bosser, on offre des fleurs à sa chérie... La banlieue est pareille à toute la France. Il s'y greffe des problèmes sociaux à cause du manque d'argent, mais les habitants ont les mêmes aspirations que tout le monde. A. S. Alors, ça va! Tu peux être optimiste! N. D. Je le deviendrai peut-être... En attendant, je suis réaliste. Propos recueillis par Christophe Carrière Les plus lus OpinionsLa chronique de Pierre AssoulinePierre AssoulineEditoAnne RosencherChroniquePar Gérald BronnerLa chronique d'Aurélien SaussayPar Aurélien Saussay, chercheur à la London School of Economics, économiste de l'environnement spécialiste des questions de transition énergétique
cité maurice thorez ile saint denis